St Martin d’Hères
mardi 17 avril 2007, par webmaster
Producteur de spectacles vivants
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Tchookar est une coopérative de productions phonographiques, de spectacles vivants et d’audiovisuel. Installée au fort du Murier à Saint Martin d’Hères, Tchookar salarie les groupes et artistes avec lesquels elle travaille, s’occupe d’organiser leurs tournées, la vente de leurs disques ou la promotion de spectacles. Elle travaille également avec d’autres structures pour assurer la gestion de paie ou encore le secrétariat artistique.
Salariat, gestion de paie et secrétariat artistique
Tchookar possède une licence d’entrepreneurs du spectacle et propose différents types de services. La coopérative joue le rôle d’employeur pour des groupes dont elle assure l’organisation ou la promotion de spectacles, comme ceux du groupe grenoblois Mango Gadzi par exemple dont elle a produit le disque en 2006. Elle travaille également avec d’autres structures pour la gestion de paie (« Cirque Autour » au Fort du Murier, l’association « Dyade » ou encore « Y a du Jazz à la soupe aux choux » à Grenoble) ou encore avec des professionnels aux compétences complémentaires pour développer des projets artistiques et assurer un secrétariat artistique. « Actuellement nous travaillons avec un graphiste, un informaticien et un poète » précise Patryk Rogala, chargé de production à Tchookar. La SCOP compte 60 salariés intermittents du spectacle (pour 10 ETP) et deux salariés permanents : le comptable (à 3/5ème) et le gestionnaire (à 2/5ème). 31 des salariés sont associés.
Garder un poids sur l’orientation politique de la SCOP
« L’idée d’un montage en SCOP pour cette activité est venue de l’envie d’artistes qui souhaitaient profiter de leur valeur ajoutée tout en assumant le coût de leur promotion » souligne Henri Guetaz, co-fondateur de la structure en septembre 2000 avec les musiciens du groupe Gnawa Diffusion, lorsqu’on le questionne sur le choix de cette structure juridique, actuellement peu répandue dans le milieu artistique. « Nous fonctionnons comme un coopérative autour de laquelle gravite une multitude de projets artistiques. Ainsi, chaque artiste ou groupe d’artistes développe ses activités dans Tchookar et les maîtrise tout en gardant un poids sur l’orientation politique de la structure » ajoute t-il. Tout en regrettant aussitôt que « ceux qui s’interrogent sur le fonctionnement et les grandes orientations de la structure sont le plus souvent les permanents qui sont les seuls à avoir une vue d’ensemble de la gestion, car cela nécessite du temps, de l’analyse et le la prévision. ». Tchookar a donc instauré un conseil de surveillance qui a lieu tous les trois mois pour permettre aux associés qui le souhaitent d’approfondir les discussions sur les choix politiques de la structure.
Mutualiser les moyens pour se concentrer sur la création et la promotion
En pratique, l’argent que génère chaque projet artistique entre dans le chiffre d’affaire de la société qui ponctionne 11% de la richesse créée en contrepartie de la tenue de la comptabilité, de la gestion des contrats et de la paie. Les 89% restant reviennent directement aux artistes qui décident eux-mêmes de l’affectation de ces recettes à leurs dépenses (promotion du spectacle, salaires, développement du projet). « Dans un structure traditionnelle, remarque Henri Guetaz, gérant de Tchookar, moins de 40% des recettes vont en salaire. ». Notons également que les recettes artistiques des différents projets ne sont pas mélangées. Chaque artiste a son propre compte d’exploitation et reste destinataire des recettes qu’il génère. « S’il y a transfert entre projets, c’est que le transfert est volontaire » tient-il à préciser. Aussi ce fonctionnement permet il de mutualiser la comptabilité et la gestion de groupes d’artistes qui peuvent se concentrer sur la création, leur développement et la promotion de leurs spectacles.